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Une terre sans insectes

13 février 2019

Cette fois-ci il ne s’agit plus de sauver Winnie l’Ourson ou Bambi le Faon ni même le lion de l’Atlas ou le gorille des Virungas, mais tout simplement de sauver l’humanité. 

En effet, toutes les études scientifiques concordent pour montrer que les insectes sont en voie de disparition totale d’ici la fin du siècle. A raison de 2,5 % de disparition par an, dans 10 ans un quart des insectes auront disparus et d’ici 20 ans la moitié de ce qui reste aujourd’hui. Car les scientifiques nous apprennent qu’en 30 ans, 40% des insectes (avec parmi eux les abeilles et les papillons) ont déjà disparus de la surface de la Terre. En Europe, plusieurs études font état d’une destruction de 80% des populations d’insectes.

Contrairement, à d’autres espèces et notamment les mammifères, cette disparition est le prélude à l’anéantissement complet de la vie sur terre. La survie des insectes est donc également vitale pour l’humanité. En effet, l’installation de la vie sur la terre ferme qui a suivi les plantes cryptogames a été rendu possible grâce aux insectes qui ont précédé les plantes à fleurs. Les insectes ont traversé toutes les crises biologiques et ont ainsi rendu possible les conditions de rétablissement post crises des autres espèces. Sans les insectes un grand nombre d’autres animaux comme les oiseaux, les batraciens ou les reptiles dont ils constituent la nourriture de base, disparaitront aussi. La pollinisation devra être faite à la « pince à épiler » par des humains désœuvrés. Le responsable de tout cela c’est uniquement l’homme et non pas le changement climatique. C’est pourquoi le mot « disparition » est trompeur car il laisse entendre que le phénomène serait subit alors qu’il est bien provoqué.  

Les deux facteurs principaux de ces hécatombes sont la destruction de leurs habitats et l’utilisation des pesticides dont le Glyphosate. Ainsi, Monsieur Bolsonaro va faire d’une pierre deux coups en détruisant la forêt amazonienne et en la remplaçant par des champs de glyphosate.

Il est fort dommage que la justice ne puisse pas poursuivre la délinquance en col blanc de Monsanto ou de Bayer qui seront intouchables dans des hospices quand les trois quarts de l’humanité disparaitra.

Pour éviter cet écocide réagissons dès maintenant avec les Terriens responsables et notamment les jeunes qui seront aux premières loges.  

Michel Villeneuve, Délégué scientifique de Génération Ecologie