Publié par Génération Ecologie

« Crise politique versus crise biologique ».

        

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a beaucoup de similitudes entre une crise biologique et une crise politique, les deux se terminant par un changement majeur voire une révolution. La Nature a connu des dizaines de crises biologiques petites et grandes et la vie politique a connu également bon nombre de crises majeures mais la caractéristique commune c’est d’être un événement brutal et souvent inattendu lié à un changement notoire de leur environnement.

 

Les crises biologiques se caractérisent par une anatomie particulière faisant intervenir cinq groupes d’espèces réagissant différemment à un changement d’environnement.

Deux d’entre eux destines à disparaitre : les exterminés (car trop adaptés à l’ancien milieu et incapables de se réadapter au nouveau) et les profiteurs qui vivaient sur le dos des exterminés et disparaissent quant leur proies ont disparue.

Les trois autres groupes qui survivent en général à la crise biologique ce sont : les « Préadaptées » ou « Pionniers » qui finissent par se requinquer après une cure d’amaigrissement, les « généralistes écologistes » qui s’adaptent aux changements de milieu en ayant gardé une certaine indépendance vis-à-vis du milieu précédent et les « Lazares » qui vont trouver refuge dans d’autres milieux pour réapparaitre ensuite.

 

Si l’on applique cette classification aux crises politiques et notamment à celle de 2017 en France, on peut en conclure que les « Républicains » et les « Socialistes » ont fait parti des « Exterminés », qu’ « En Marche » fait parti des « Préadaptés » et que « Génération Ecologie » fait parti des « généralistes écologiques ».

Quant aux « Profiteurs » qui, avec quelques pourcent de voix, obtenaient des grands partis des avantages exorbitants par rapport à leurs forces propres, ils se reconnaitront eux-mêmes.

Les « Lazares » ce sont ceux qui ont disparu momentanément du milieu politique mais qui réapparaitront dans quelques mois ou quelques années.

 

Finalement la vie politique qui émane de la vie tout court n’échappe pas aux contraintes imposées par la Nature.

Qu’on se le dise.

 

Michel Villeneuve

Porte-parole de Génération Ecologie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

jmc 05/07/2018 08:24

sauf que l'Homme est capable de destruction irréversible pour assouvir son destin individuel .! Et le "troupeau" démocratique échappe souvent aux règles de la grégarité naturelle !